Et puis je sais tous ces regards sur moi
Et puis je sais tous ces mots qu'on ne dit pas
Et puis je sais tout ce que j'aurais pu faire
A défaut de me taire
Quand j'approchais l'enfer
Et puis je sais les sourires qu'on invente
Les mains glacées,
Les longues heures d'attente
Et puis je sais les matins fatigués
Par trop de mots gâchés
Trop de rêves envolés
Et puis je sais qu'il y a eu des colères
Des cris lâchés, des mots lancés en l'air
Et puis je sais tout ce que j'aurais pu dire
A défaut de souffrir
Quand je les voyais venir
J'ai crié tant de fois pour qu'on m'entende mieux
Si souvent maladroit, si souvent malheureux
J'ai garé mes angoisses sur des parkings de haine
J'ai payé des ardoises bien plus chères que mes chaînes
Mais je sais qu'on ne pardonne rien
A qui se trompe de destin
Sur ce drôle de chemin
Et puis je sais
Et puis je sais ce jouet trop fragile
Qu'on ne donne jamais mais qu'on te prête facile
Et puis je sais toutes ces nuits inquiétantes
La peur collée au ventre
Pour remonter la pente
Et puis je sais les silences entendus
Et puis je sais toutes ces choses qu'on ne fait plus
Si j'ai glissé sur des lits de hasard
Dans quelques nuits trop noires
Pour quelques heures d'espoir
J'ai essayé de vivre au milieu des remords
J'ai tenté de survivre quand on me croyait mort
Si j'ai cru pour de bon aux amitiés poussières
Chercher la solution au fond de quelques verres
C'est que j'avais peur, que les autres me voient
Comme je vois les autres, j'avais si peur de moi
Laura, y a tant d'hommes que je ne suis pas.
Y a tant de phrases qu'on dit, que je ne dirais pas.
Oh oh, Laura, j'aurais tant à apprendre de toi
Tous ces mots tendres qu'on sait, moi je ne les sais pas.
J'ai poussé comme on respire
Sans abri, ni foi, ni loi.
Ce qui m'a fait vivre était à moi.
Des caresses et des sourires
J'ai souvent passé mon tour.
Je n'ai jamais appris à donner tant d'amour.
Laura, le temps passe et me remplit de toi.
J'n'avais besoin de personne et tant de place pour toi.
Oh oh, Laura, petit rien du tout mais tant pour moi
Tous ces conseils qu'on donne, tu ne les entendras pas.
J'ai dépensé tant de forces
Pour des empires en papier
Des rêves déjà presque oubliés,
Mais que le diable les emporte !
Tout me semble dérisoire
Evaporé dans le bleu de ton regard.
Laura, Laura,
Oh oh oh, Laura
Je n'attendais rien de toi, qu'une raison d'être là
Juste une trace avant de partir.
Oh oh, mais de tes rires et de tes bras
Tu m'inventes un avenir, te regarder pousser me fera grandir.
Je te promets le sel au baiser de ma bouche
Je te promets le miel à ma main qui te touche
Je te promets le ciel au dessus de ta couche
Des fleurs et des dentelles pour que tes nuits soient douces
Je te promets la clé des secrets de mon âme
Je te promets ma vie de mes rires à mes larmes
Je te promets le feu à la place des armes
Plus jamais des adieux rien que des au revoirs
J'y crois comme à la Terre, j'y crois comme au soleil
J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel
J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent
J'te promets une histoire différente des autres
J'ai tant besoin d'y croire encore
Je te promets des jours tout bleus comme tes veines
Je te promets des nuits rouges comme tes rêves
Des heures incandescentes et des minutes blanches
Des secondes insouciantes au rythme de tes hanches
Je te promets mes bras pour porter tes angoisses
Je te promets mes mains pour que tu les embrasses
Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir
J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoir
J'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil
J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel
J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent
J'te promets une histoire différente des autres
Si tu m'aides à y croire encore
Et même si c'est pas vrai, si on te l'a trop fait
Si les mots sont usés, comme écrits à la craie
On fait bien des grands feux en frottant des cailloux
Peut-être avec le temps à la force d'y croire
On peut juste essayer pour voir
Et même si c'est pas vrai, même si je mens
Si les mots sont usés, légers comme du vent
Et même si notre histoire se termine au matin
J'te promets un moment de fièvre et de douceur
Pas toute le nuit mais quelques heures
Je te promets le sel au baiser de ma bouche
Je te promets le miel à ma main qui te touche
Je te promets le ciel au-dessus de ta couche
Des fleurs et des dentelles pour que tes nuits soient douces
Derrière l'amour il y a
Toute une chaîne de "pourquoi"
Questions que l'on se pose
Il y a des tas de choses
Les pleurs qu'on garde sur le cœur
Et des regrets et des rancœurs
Des souvenirs éblouissants
Et des visions de néant
{Refrain}
Donne-moi, donne-moi ton corps
Pour y vivre et pour y mourir
Aime-moi, aime-moi plus fort
Empêche-moi de me détruire
Derrière ton amour qu'est-ce qu'il y a ?
Qui est cette femme auprès de moi ?
Quand tu me dis : "Je t'aime"
Est-ce bien moi que tu aimes ?
Et lorsque tu me fais l'amour
Est-ce que tu fais vraiment l'amour ?
Derrière ce grand rideau noir
Tu m'interdis d'aller voir
{Au refrain}
J'ai besoin de tes mains sur moi
Et de ton souffle et de ta voix
De tes joies de tes plaintes
De tes cris de tes craintes
Pas cette chanson
Pas cette chanson
Pas cette chanson
Non, non, non, non, non, non, non, non, non
Ne joue pas cet air-là
Qui me rappelle autrefois
Oublie-le s'il le faut
Ne touche pas à ce piano
Oh, non, ne le joue pas
Mon cœur n'y tiendrait pas
De l'entendre, je le sais
Je me souviendrais qu'elle disait
Disait :
Toi, que j'aime
Mais tu sais que tu mens
Toi, que j'aime
Mais tu sais que tu mens
Toi, que j'aime
Mais tu sais que tu mens
Tu mens, oui, oui, oui
Et plus d'un violon pleurait
Dans l'ombre où nos cœurs se parlaient
Notre amour était si grand
Que tout le ciel tenait dedans
Et depuis
Si quelqu'un fredonne
Mon cœur, mon cœur s'abandonne
J'entends jouer des violons
J'entends sa chanson et sa voix qui disait
Disait :
Toi, que j'aime
Mais tu sais que tu mens
Toi, que j'aime
Mais tu sais que tu mens
Toi, que j'aime
Mais tu sais que tu mens
Tu mens, oui, oui, oui
Quoi ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Quelque chose qui ne va pas ?
Elle ne te revient pas ?
Oh je sais que tu n'as rien dit
C'est ton œil que je prends au mot
Souvent un seul regard suffit
Pour vous planter mieux qu'un couteau
Quoi, ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Si tu veux t'la payer
Viens je rends la monnaie
T'as rien dit tu l'as déjà dit
On n'va pas y passer la nuit
Ma gueule et moi on est d'sortie
On cherchait plutôt des amis
Quoi, ma gueule ?
Mais qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Quoi, ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Quoi, ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Oui elle a une grande gueule
Oui elle me fait la gueule
Elle s'imagine que j'lui dois tout
Sans elle je n'aurais jamais plané
Sans elle je n'vaudrais pas un clou
Ma gueule a bien l'droit de rêver
Quoi, ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
De galères en galères
Elle a fait toutes mes guerres
Chaque nuit blanche, chaque jour sombre
Chaque heure saignée y est ridée
Elle ne m'a pas lâché d'une ombre
Quand j'avais mal, même qu'elle pleurait
Quoi, ma gueule ?
Mais qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Quoi, ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Quoi, ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Je m'en fous qu'elle soit belle
Au moins elle est fidèle
C'est pas comme une que je connais
Une qui me laisse crever tout seul
Mais je n'veux même pas en parler
Une qui se fout bien de ma gueule.
Excuse-moi partenaire
De venir à toi
C'est avec ma fille
Que tu danses là
Excuse-moi partenaire
De paraître froid
Mais tu sais
On s'est disputé
Tous les deux
Son cœur disait : "C'est fini !"
Ses pleurs ont suivi
Excuse-moi partenaire de t'interrompre ainsi
Excuse-moi partenaire
De parler comme ça
Ces quelques pleurs me sont chers
Mais tu peux dire
En regardant ses yeux
Qu'elle ne pensait pas à tout ça
Et de la revoir renaît l'espoir
Cette fille, cette fille, entre mes bras m'offre la joie
Excuse-moi partenaire de t'interrompre ainsi
Mais oui, mais oui
Ailleurs il te faudra chercher
Il te faudra chercher
Quelqu'un d'autre pour danser
Car cette jolie fille-là
Danse avec moi
Mais oui, mais oui
Excuse-moi partenaire de t'interrompre ainsi